L'origine de :
AVGAS 82 UL, AVGAS 100 LL, avion, Chicago O'Hare, cravate noire des pilotes, flack, Flyco, gonfleur d'hélice, hippocampe, Jodel, mae west, mayday, OK, roger, temps de curée, T.T., wilco, zinc,

Faites connaître vos définitions

Un temps de curée :
Cette expression, couramment utilisée par les pilotes lorsqu'il fait très beau, n'a rien à voir avec un ecclésiatique. Son origine remonte à la première guerre mondiale. A cette époque, les avions de chasse n'étaient pas dotés des moyens de navigation sophistiqués et ne pouvaient voler que lorsque les conditions météorologiques étaient favorables. Aussi, les Guynemer et autres Navarre, ne pouvaient-ils partir chasser l'ennemi que par beau temps. D'où cette expression empruntée au langage cynégétique.

Retour index.

OK :
Lors de la seconde guerre mondiale, les pilotes américains rentrant à leur base sans avoir essuyés de perte parmi eux, le signifiait en disant "OK". Ce qui voulait dire "zéro killed" (zéro mort). A comparer au signe manuel traduisant cette expression : pouce et index joints pour former le zéro et les trois autres doigts alignés et levés verticalement.

Retour index.

Zinc :
Ce mot désigne souvent un avion. L'expression vient de l'utilisation de chromate de zinc pour la protection des avions légers contre la corrosion. Ce produit chimique est utilisé sous forme liquide et il est de couleur verte. Il constitue la couche primaire avant la peinture de finition. A la fin des années 40,les premiers avions métalliques vendus à l'aviation générale n'étaient recouvert que du chromate de zinc et ils pouvaient voler des années avant de recevoir la peinture finale. D'où l'expression : un zinc.

Dans le livre "Carré d'As" de Jacques Mortane à propos de Guynemer :
De cette période, son regretté camarade Marcel Viallel, as aux huit victoires, me donna ce souvenir : A l'école de Pau, lorsqu'il débuta sur « Pingouin », j'avais déjà eu l'attention attirée par cette « fillette » habillée en tourlourou qu'on rencontrait dans le camp les mains pleines d'huile de ricin, la figure maculée, les vêtements déchirés. Je ne sais ce qu'il faisait à l'atelier, mais il ne devait pas y briller par sa présence. « Tout le temps, nous le voyions tourner autour des zincs. Avec sa petite figure intéressée, il nous amusait. Il semblait être un enfant de troupe pour la plupart d'entre nous qui revenions du front où nous avions été plus ou moins abîmés. Nous avions connu la dure vie des tranchées el ce bambin nous faisait pitié, à la pensée qu'il pouvait à son tour être appelé à vivre cette existence.

Le capitaine Brocard toujours à propos de Guynemer qualifie ce dernier lors de son arrivée en escadrille en avril-mai 1915 de "bousilleur de zincs".

Dans le journal "La presse" du 22 avril 1919 à propos de la disparition de Jules Védrines, le journaliste relatant ses derniers propos avant le départ de son vol fatal :
"il y en a de plus lourdes (des cloches qu'il évoquait bien sûr avec humour pouvoir rencontrer sur son chemin pour Rome en ce week-end de Pâques) que mon « zinc si jamais je venais à en rencontrer une. »"

 

Retour index.

L'hippocampe d'Air France :
Il fut adopté en 1931 par Air Orient, l'une des compagnies fondatrices d'Air France. En 1933, date de la création de la compagnie Air France, cet emblème fut retenu : les ailes, les nageoires et les sabots symbolisent l'air, la mer et la terre. Plus d'informations à cette adresse.

Retour index.

Mayday :
Ce message international de détresse vient du français "Venez m'aider". L'anglicisation date de 1927, date à laquelle "Mayday" a été adopté par la Convention Internationale de Radiotélégraphie de Washington.

Retour index.

Roger :
qui signifie "oui, je vous ai compris" est représentatif de la lettre "R" du code "Able, Baker, Charlie" utilisé en radiotéléphonie dans les années 40 et 50. Dès les premiers échanges télégraphiques en code Morse, le "R" indiquait à son correspondant qu'on l'avait compris. "Roger" est donc naturellement devenu l'équivalent logique du "R" en phonie.

Retour index.

AVGAS 100 LL :
AViation GASoline 100 Low Lead.

Retour index.

AVGAS 82 UL :
AViation GASsoline 82 Un Leaded

Retour index.

Chicago O'Hare :
Chicago O'Hare : Ed "Butch" O'Hare, un as de la seconde guerre, s'était interposé, seul, entre son porte-avions et neuf bombardiers japonais. Il en a abattu 5, endommagé un 6e, et les 3 autres sont rentrés chez eux sans demander leur reste. gRetour index.

Flyco :
Lors de la deuxième guerre mondiale, il y avait à bord des porte-avions un FLYing Control Officer dont la tâche était de guider les avions sur la piste d'envol. Ce terme aéronaval a ensuite été repris par l'aviation civile pour désigner le véhicule depuis lequel le service du contrôle était rendu avant l'apparition des premières tours de contrôle.

Retour index.

Avion :
Avion vient du latin "avis" qui signifie oiseau. Clément Ader donna ce nom à l'appareil qu'il fit voler en 1897. On dit aussi qu'il s'agit d'un acronyme inventé par Clément Ader signifiant Appareil Volant Imitant l'Oiseau Naturel.

Retour index.

Mae west :
Nom donné par les aviateurs de la RAF à leur gilet de sauvetage durant la seconde guerre mondiale. Mae West était une actrice américaine (1892 - 1980) très connue pour ses formes avantageuses et son langage vert. Elle contourna, en outre, le code Hays qui réglait les rapports entre le cinéma et l'état afin de protéger le public contre le sexe, la violence ou les activités criminelles. D'où sa grande notoriété à l'époque.

Retour index.

Flack :
De l'allemand : FLieger Abwehr Kanonen.

Retour index.

Cravate noire :
Les pilotes portent une cravate noire pour commémorer la mort de Jean Mermoz, nommé premier inspecteur général de la compagnie Air France le 15 avril 1935.

Retour index.

T.T. :
Le brevet de pilote privé s'appelle aujourd'hui P.P.L. (Private Pilot Licence). Auparavant, il s'agissait du T.T. : Titre de Tourisme.

Retour index.

Jodel :
Contraction de Joly et Delemontez, noms des concepteurs aéronautiques qui permirent à Pierre Robin d'industrialiser leur projet d'avion.

Retour index.

Gonfleur d'hélice :
Les premières hélices à pas variable Ratier étaient mises en position "petit-pas" avant le décollage. Au sol, le mécanicien branchait une pompe pneumatique (genre pompe à vélo améliorée) sur une valve en bout du cône d'hélice. La pression générée déplaçait un piston (repoussé par un ressort) jusqu'à la position petit-pas à laquelle il était alors bloqué par un cliquet. Après le décollage, le pilote tirait sur une manette qui déclenchait le cliquet ; le piston poussé par le ressort revenait vers la position grand pas progressivement grâce à une fuite calibrée dans le cylindre. Cette hélice n'avait de "pas variable" que le nom puisque seules deux positions existaient et qu'il était impossible au pilote de revenir vers le petit pas. Le mécanicien "gonflait" réellement l'hélice. Les premiers "Gonfleurs d'hélice" firent leurs armes sur le Caudron C440 "Goéland" équipé de 2 moteurs Renault de 220ch et des "fameuses" hélices Ratier - 260km/h - 6 passagers ou "poste". Premier vol le 1er mars 1935. En exploitation à Air France entre 1937 et 1950. Produit à 1702 exemplaires. Inaugura la postale de nuit le 10 mai 1939 (Caudron 449 piloté par Raymond Vannier) pour Air Bleu. (Extrait du site de
Dominque Otello )

Wilco :
Abréviation de "will comply".

Retour index.

Si vous connaissez l'origine d'autres expressions ou symboles ayant un rapport avec l'aéronautique, n'hésitez pas à me le faire connaître en cliquant ici.