D'Alexis :
Lors d'un vol Lognes-Reims, je passais après Château Thierry au nord de la zone de contrôle de Seine Info. 5mn après avoir contacté le contrôleur (et oui la réception était mauvaise), celui-ce me préviens que je sortais de son périmètre de contrôle... alors que j'avais encore 15mn de vol jusqu'à destination (inutile alors d'encombrer la fréquence déjà chargée du contrôleur AFIS de Reims à cette distance). NEANMOINS, et sans requête de ma part, ayant sans doute relevé mon anxiété de jeune pilote à passer 15mn de vol seul au monde vers un terrain où je n'avais jamais posé mon DR400, il me proposa de garder mon code transpondeur et la fréquence jusqu'à la TWR de Reims. Ce soutien, même insignifiant pour des pilotes confirmés, me fut d'un grand réconfort et offre la preuve d'une belle solidarité sécurisante ! ! Merci à lui...
Voila, je suis un heureux pilote...


Patrice raconte :

Dimanche, vers 16h00 locale , je rentrais de Valence vers Bron avec notre TB9 "préféré" quand un appareil à contacté Lyon App sur 119.25 d'une voix qui se voulait ferme :
" Lyon de F-XX , je suis on top à 6000 ft et je voudrais que vous m'indiquiez ma position "

Après affichage transpondeur, l'approche lui indique sa position près de Valence.

" Pourriez-vous me donner les MTO sur Valence, Grenoble, St Etienne , Lyon ? Je suis on top et c'est bouché dessous. "
La contrôleuse récupère les infos rapidement et lui transmet du broken un peu partout tout en lui suggérant de monter au 65, altitude de sécurité dans le coin.
" F-XX pouvez-vous me donner un cap et une distance sur St Etienne-Bouthéon ? "
La contrôleuse lui donne les infos et lui précise la fréquence de la balise BO.

" F-XX , je n'ai pas d'ADF à bord, et c'est ou BO. "
" Vous n'avez pas de carte ? "
" F-XX si mais on ne trouve pas. "
" Avez-vous un VOR lui demande la tour ? "
" F-XX nous avons un VOR "
" Alors l'ILS de ST Etienne c'est 110.9 "
" F-XX , nous n'avons pas d'ILS. "
La voix du pilote est de plus en plus anxieuse, celle de la contrôleuse de plus en plus rassurante et ferme. St Etienne nous signale un semblant d'éclairci au nord de leur terrain.
" F-XX OK on continue sur Bouthéon mais ça semble se fermer aussi au dessus. "
" Rester en VMC F-XX "

Nous suivons très anxieux ce dialogue en nous demandans comment nous pourrions aidé le pauvre gars, mais il est vrai qu'au dessus de nous ce n'est pas très engageant.
" F-XX nous apercevons "un trou", je voudrais passer en dessous. "
La contrôleuse tout en restant calme et rassurante est obligée de préciser " vous êtes en VFR, vous passer en dessous sous votre responsabilité."
Après quelques minutes qui nous semblent interminables, tout le monde respire enfin.
" F-XX, je suis en dessous avec la vue du sol, merci. "
" F-XX contactez Bouthéon sur 118.65 au revoir. "

Commentaires perso :
- Travail très impressionnant de la contrôleuse qui a su gérer cette situation difficile au mieux
- La météo passait :
Bron FEW015 BKN033
St Ex BKN045
St Etienne BKN026
Grenoble OVC021
Orange BKN028
Montelimar BKN033
- Il serait interessant et certainement très instructif de comprendre comment on peut se retrouver "on top" à 6000 ft dans la vallée du Rhone en ayant pris une telle météo.
- On s'est demandé comment aider le pilote et la tour dans cette situation, sans trouver autre chose à faire que de ne pas encombrer la fréquence.


De Serge Millot - Parachutiste professionnel.

Les 2 et 3 Septembre derniers, à l'invitation de l'organisateur, j'ai participé aux parachutages prévus sur les installations de l'aéroport de Macon.
La logistique était assurée par « Parachute 70 » qui avait déplacé son aéronef Cessna 185 B, basé à Vesoul.
Le NOTAM de parachutages ponctuels autorisait le
FL 115 de LS à CS.
L'activité était essentiellement destinée à des sauts en Tandem effectués par des parachutistes professionnels.
Les premières rotations du samedi s'effectuèrent sans problème particulier. En milieu d'après midi, le transpondeur Narco AT 50 s'arrêta de fonctionner.
Compte tenu de l'espace aérien utilisé et des prescriptions du RAC, nous
étions très inquiets quant aux possibilités de poursuivre les rotations.

Les contrôleurs qui géraient notre activité. ont fait montre d'une parfaite maîtrise dans le cadre de leur mission de service public. Loin de nous contraindre à un arrêt aussi brusque que définitif, ils ont cherché, et trouvé les solutions adaptées à la poursuite des parachutages, nous allouant des créneaux précis qui nous ont permis de concrétiser le programme initialement prévu tout en privilégiant la sécurité.

Dès le début de la panne, nous avons tenté, de résoudre notre problème. Hélas, en fin d'après midi du Samedi 2, nous n'avions pas trouvé de solution satisfaisante.

Le planning de la journée de dimanche était chargé et ça n'est pas sans appréhension que notre pilote, commandant de bord, s'est enqui auprès de la N.A. des possibilités de poursuivre les parachutages sans trianspondeur.
Les responsables de la navigation aérienne se sont montrés très coopérants et grâce à la compétence et à la diligence des contrôleurs, nous avons pu boucler la totalité de notre programme de saut.

Par le passé, lors d'un problème survenu alors que je pilotais mon ULM dans votre espace aérien, j'avais déjà pu apprécier la compétence et l'amabilité des contrôleurs de Lyon.

Je tiens a vous faire part ici de mon contentement sur la façon de servir des membres de la NA qui semblent appliquer pleinement leur mission de Service Public, sans ostracisme ni pénalisation.

Je m'étonne et m'interroge sur les raisons de la disparité entre certains services de la N.A. qui ne semblent pas vouloir traiter les usagers de leur espace aérien de la même façon.

Vous voudrez bien transmettre nos sincères remerciements à vos contrôleurs « qui seraient les bienvenus à Montpellier ».

Soyez assurés, messieurs, de mes sincères sentiments aéronautiques.


Maïté, pilote à Genève nous raconte :

Bonjour,

.... pour bien voler à Genève, où nous avons la chance de cotoyer des gros navions, il est important de comprendre ce que fait le contrôle aérien. Les contrôleurs aériens de Genève m'émerveillent toujours: même dans les pires moments, ils gèrent avec maestria les vols de ligne, l'aviation générale-jet, les hélicos, les VFR sur la gazon, les VFR qui ont besoin de la béton, les largages para sur Annemasse, les suisses-allemands qui ne connaissent pas la procédure, les transits de TMA, etc, etc... Ils sont un élément vital pour la cohabitation VFR-IFR sur l'aéroport. J'ai un infini respect pour eux. Du coup, je me suis intéressée à leur job, ai visité en détail l'ACC, ai passé pas mal de temps à la Tour, au contrôle TMA, etc pour comprendre leur job. Et ils ont souvent des petites attentions adorables: un jour, je venais de terminer mes checks et m'apprêtais à m'annoncer: AF, prêt au départ. J'étais à l'intersection de la 05 béton et avais demandé décollage béton cause poids. Juste avant que je ne m'annonce, le contrôleur a autorisé le MD 11 de Swissair qui va à New York à s'aligner sur la piste. Il faut savoir qu'après lui, plus personne ne bouge pendant 3 minutes, cause turbulence de sillage. Je me suis annoncée immédiatement après: AF prêt au départ. Et là, le contrôleur m'a autorisée au décollage immédiat, avec dégagement de la piste par la gauche, puis a annoncé au MD 11 qu'un light aircraft allait décoller de l'intersection et qu'il pourrait décoller juste après. Joli geste, non ? Il est vrai que la KAFetière est basée à Genève depuis longtemps et que le contrôle le connaît; ils savent que nous connaissons les procédures. Mais tout de même, j'ai chaudement remercié le contrôleur. Ce n'est pas pour les trois minutes "gagnées", c'est tout simplement pour l'attention. Un autre exemple, l'hiver dernier, problème de pompe à essence après décollage. Le moteur tournait encore, mais pour combien de temps ? J'ai immédiatement appelé la tour, en lui disant que je voulais poser rapidement. Le type n'a pas posé de questions inutiles, m'a juste demandé si j'acceptais un contre-QFU, c'était oui. Il m'a donné la gazon, puis a fait expédier la sortie d'un jet de la 23, et finalement j'ai pu poser en 05 béton. Au sol, les pompiers étaient là, prêts à parer à tout. Finalement, le moteur a continué à tourner avec la pompe électrique, on a réparé la mécanique. Bref un incident qui finit bien. Mais là aussi j'ai chaudement remercié le contrôleur. Il m'a vraiment facilité la tâche. Je n'ai pas de louanges comme celles-ci pour tous les contrôleurs du monde: par exemple, à Chambéry, je me méfie du contrôle. 5 avions dans le circuit, ils paniquent. 2 avions dans le circuit + 1 IFR qui arrive en 18, c'est la fin du monde, ou presque. Quant à la zone D de Lyon qui l'an dernier encore se fermait aux VFR à certaines heures par un NOTAM, je n'ai pas encore compris. En réponse à un courrier-question que je leur avais envoyé, la DGAC locale m'avait répondu avec componction que la zone était surchargée par moments..