Des «Poilus» qui sont devenus «Aviateurs» au cours de la Première Guerre mondiale.

    Vous trouverez, dans le fichier suivant, par ordre chronologique, un historique sur les «Poilus devenus Aviateurs au cours de la Première Guerre Mondiale» qui sont originaires, ayant vécus, décédés ou inhumés dans le département : ISERE.

    REY, Paul-Louis, est né le 19 mai 1878 à Chambéry (Savoie).
Le Capitaine Paul-Louis Rey se tue en tombant d'un biplan qui capote  au-dessus de Bethon (Marne) le 2 juillet 1913. Ce jour là, le Capitaine Paul-Louis Rey, accompagné du sapeur mécanicien Bouchayer, décolle du terrain d'Etampes sur l'appareil Farman n° 62. Sa mission était de rejoindre Mailly le Camp, distant de 150 kilomètres en ligne droite. Vers 10 h 30, alors qu'il survolait Villenauxe, à environ 400 mètres d'altitude, son moteur donna  des signes de faiblesse: le capitaine décida d'effectuer un atterrissage d'urgence à proximité de la Ferme de Nuisement. L'appareil s'écrasa  dans un champ en déclivité. Sous la violence du choc, le sapeur Bouchayer fut éjecté de l'appareil à une vingtaine de mètres  et retrouvé dans le coma, il survécut malgré la gravité de ses blessures. Le Capitaine Rey, extrait agonisant de la carcasse, devait rendre son dernier souffle quelques minutes après. Le 5 juillet, 5000 personnes de Villenauxe et des environs accompagnèrent à la gare la dépouille de l'Officier qui fut inhumé dans le village de Biviers (Isère).
Source : Renseignements fournis par Monsieur Jacques GESLIN de Villenauxe la Grande.

   
    BOUCHER, Max, Edmond,  n
é le 11 avril 1879 à Voiron (Isère).
Fils de Jules Boucher, docteur en Médecine et de Blanche Berlioz, domiciliés à Grenoble.


Cheveux, sourcils et yeux bruns, front ordinaire, nez moyen, bouche moyenne, menton rond, visage ovale, taille 1,65 mètres, tel est son signalement sur sa fiche matricule.
Jeune soldat appelé de la classe 1899. Il entre à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, le 27 août 1900. Promu sous-lieutenant à sa sortie d'école le 1er août 1902, il est affecté au 19ème Régiment de Chasseurs où il est promu Lieutenant le  1er octobre 1904, puis au 7ème Régiment de Chasseurs le 9 décembre 1905, et au 23ème Régiment de Dragons le 9 janvier 1908. Le Lieutenant Boucher est mis à la disposition du Département des Colonies pour servir à Madagascar et sera de retour en métropole le 24 février 1911 où il est affecté au 1er Régiment de Dragons. Puis passe au service de l'aéronautique militaire le 23 octobre 1912, en tant qu' élève-pilote le 15 novembre 1912, et sera breveté pilote militaire n° 413 le 15 décembre 1913. Promu au grade de Capitaine le 23 juin 1913, il prend le commandement de l'escadrille Bl 18 le 10 avril 1914, de l'escadrille MS 15 le 25 mars 1915, et de la VB 103 au 1er Groupe de Bombardement le 25 mai 1915 ( bombardement de Ludwigshafen le 27 mai 1915, bombardement de Karlsruhe le 15 juin1915). Le Capitaine Boucher prend le commandement de l'Ecole militaire d'Avord avec rang et prérogatives de chef de corps le 31 octobre 1915. Puis, il assure la Présidence de la 'Commission des Expériences des avions automatiquement stables manoeuvrés par TSF' en décembre 1917. Il est mis à la disposition du Général en Chef le 1er octobre 1918, et appartient à la Commission Interministérielle de l'Aéronautique en mission au Maroc le 1er février 1919.
Max Boucher se marie à Grenoble le 7 juillet 1919 avec Mademoiselle Gabrielle Vannier-Liguières. Sur sa demande, il est mis en congé de 2 ans le 10 avril 1920, congé qui sera transformée en congé de trois ans. Le 30 juin 1923, le Capitaine Boucher appartenant à la Réserve Spéciale est affecté au 2ème Groupe d'ouvriers d'aérostation où il est promu au grade de Chef de Bataillon le 15 juillet 1925. Sur sa demande, il est placé en disponibilité le 26 décembre 1925.
Max Boucher décède à son domicile, avenue du Roule à Neuilly sur Seine,  le 16 décembre 1929.
Officier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palmes, diverses décorations étrangères, 2 citations à l'ordre du régiment : 31 juillet 1914 et 15 août 1915, 3 citations à l'ordre de l'armée: 10 octobre 1914, 'belle attitude et brillante conduite au feu', 2 février 1915, ' "Bien que commandant d'escadrille, a pris part, depuis le début de la campagne, à de nombreuses reconnaissances en arrière des lignes ennemies, soit comme passager observateur, soit comme pilote dans des conditions souvent très périlleuses. Donne constamment l'exemple de l'audace et du sang-froid aux jeunes pilotes de son escadrille. S'est particulièrement distingué le 25 décembre, en allant lancer des obus sur des positions ennemies importantes."

    CAMINE, Victor, Alexandre, est né le 21 juillet 1879 à Aix les Bains (Savoie).
Victor Camine est sorti de l'Ecole Vaucanson à Grenoble en 1897 à l'âge de 18 ans. Le 9 octobre 1897, il s'engage au 140ème Régiment d'Infanterie, puis il choisit le 1er Régiment du Génie à Versailles. A sa sortie de l'Ecole Polytechnique en 1903, il est affecté comme sous-lieutenant au 5ème Génie. En décembre 1910, il est promu Capitaine au 5ème Régiment du Génie à Versailles; Le 1er février 1911, le Capitaine Camine  et Victor Ménard effectuent le raid Mourmelon-Satory en couvrant les 165 kilomètres en 2 heures. Il est breveté pilote civil n° 427 en date du 3 mars 1911 et brevet militaire n° 35, il est alors affecté à la deuxième section d'aviateurs militaires du 7ème Corps d'armées. Dans la première quinzaine de septembre 1911, le 7ème Corps participe à de grandes manoeuvres dans la région de Besançon. Le 2 septembre, les Capitaines Camine et de Chaunac, ainsi que le Lieutenant de Grailly quittent Buc en début de matinée pour se rendre à Vesoul, point de leur concentration. Le Capitaine de Chaunac est de retour à Buc pour faire vérifier son appareil. Le monoplan REP du Capitaine Camine, alors qu'il se trouvait à 70 kilomètres de Paris, entre les villages de Vanvillé et de Maison Rouge (Seine et Marne), perd une aile et chute verticalement tuant le pilote. Le Lieutenant de Grailly qui continue sa route est obligé d'atterrir brusquement dans un champ à 15 kilomètres de Nogent sur Marne, mais le réservoir d'essence de son appareil éclate et prend feu, le pilote est brûlé par les flammes. Les enquêtes menées par l'Armée et par Robert Esnault-Pelterie, constructeur de l'appareil, déterminent un défaut dans les ailes des appareils. Grâce à une souscription locale, un monument élevé sur le lieu de l'accident à la mémoire du Capitaine Camine est inauguré le dimanche 22 septembre 1912. Le Capitaine Camine repose dans le cimetière Saint Roch à Grenoble.



Source : Monographie du Capitaine Camine réalisée par Monsieur Luc Golfier de Vanvillé en septembre 2011


    DEVALUEZ, Félix, Auguste, est né le 16 décembre 1880 à Voiron.
Félix Devaluez  est dessinateur et reporter photographe au journal Le Matin à la mobilisation, en août 1914. Lieutenant d'infanterie au début de la Première Guerre mondiale puis détaché dans l'aéronautique navale, breveté pilote civil n°1874 le 12 avril 1915, breveté pilote militaire n° 983 le 26 mai 1915, breveté pilote marine n°130 le 23 mars 1917. Il est affecté au Canet le 16 juillet 1917. Il participe au sauvetage d’un hydravion de la F-6, le 26 octobre, puis il est muté à l’Aviation Maritime à Antibes, le 1er janvier 1918. A ce poste, il est chargé d’organiser le service postal entre le continent et la Corse. Préférant le site de Nice à celui d’Antibes, il ouvre le poste de Commandant à Nice, le 7 avril 1918. Il effectue des raids entre Nice et la Corse avec des hydravions de la Marine, tout en poursuivant des activités plus militaires. Ainsi, il attaque un sous-marin allemand, le 1er mai 1918. Les appareils du moment, en raison des caprices de la mer, se révélant incapables d’assurer un service régulier, les essais seront arrêtés assez rapidement.
Félix Devaluez termine sa carrière aéronautique en tant qu'inspecteur général  d'Air France et décède à Paris XIème, le 28 juin 1952.
 
    CLARET, Pierre, Marius, est né le 6 mai 1885 à Passins.
Pierre Claret, au cours de la Première Guerre mondiale, est mobilisé au 2ème Régiment de Hussards avant d'être affecté dans l'Aéronautique militaire. Breveté pilote militaire n° 4512 en date du 17 septembre 1916, il est affecté à l'escadrille 201. Le sous-lieutenant Claret  est blessé à l'atterrissage aux commandes d'un Sopwith  I A 2, le 2 mai 1917 sur le terrain de Hourges. Il décède suite à ses blessures à l'hôpital de Châlons sur Marne (Marne), le 3 mai 1917.
 
    BROCARD, Antonin, Félix, est né le 14 novembre 1885 à Biol-le-Haut.

 
Fils d'Antoine Brocard et de Constance Marmonnier. Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr en 1905. Affecté comme sous-lieutenant, au 30ème Régiment d'Infanterie, le 1er octobre 1907. Nommé Lieutenant, le 1er octobre 1909. Brevet de l'Aéroclub de France n° 770 obtenu le 17 février 1911. Ecole de Reims, le 20 mars 1912. Brevet de pilote militaire n° 123 obtenu à l'école d'aviation de Pau, le 6 juillet 1912 - Moniteur du centre d'aviation de Maubeuge du 14 novembre 1912 au 17 février 1913. Moniteur du centre d'aviation de Reims, du 17 février 1913 au 2 août 1914. Réalise un tour de France aérien en 1913 en reliant la Tour-du-Pin (Isère) - Challes-les-Eaux (Savoie) - Annecy (Haute-Savoie) - Montélimar-Ancône (Drôme). Détenteur du record du monde d'altitude avec 2 passagers, avec 2300 mètres, à bord d'un monoplan Deperdussin triplace, le 28 avril 1913. Chevalier de la Légion d'Honneur, le 3 décembre 1914. Pilote de l'escadrille D 6 du 2 août 1914 au 26 février 1915. Nommé capitaine, le 22 mars 1915. Pilote et commandant de l'escadrille MS 3 et N 3 du 21 mars 1915 au 10 juin 1916. Une victoire aérienne homologuée, le 3 juillet 1915 - 2ème victoire homologuée, le 28 août 1915. Blessé au cours d'un combat aérien d'une balle à la mâchoire, le 19 mars 1916. Commandant du groupement d'escadrilles de Cachy (Somme) du 10 juin au 25 octobre 1916. Nommé Chef de Bataillon (commandant) à titre temporaire, le 16 octobre 1916. Officier de la Légion d'Honneur, le 18 février 1917. Commandant du Groupe de Chasse 12 du 25 octobre 1916 au 13 septembre 1917. Croix de Guerre 14-18 avec 6 palmes de bronze - 6 citations à l'ordre de l'armée : une à l'ordre de la 5ème armée, le 2 janvier 1915 - 4 à l'ordre de la 6ème armée, le 28 août 1915, le 19 mars 1916, le 22 mars 1916, le 13 septembre 1916 - Une à l'ordre du Groupe d'armée du Nord (GAN), le 5 décembre 1916. Chef de cabinet de M. Jacques-Louis Dumesnil, sous-secrétaire d'état à l'aviation du 13 septembre 1917 au 12 septembre 1919/ Commandant du 2ème régiment d'aviation à partir du 1er janvier 1920. Nommé Chef de Bataillon à titre définitif, le 15 juin 1921. Mariage avec Mlle Paule Mathieu, le 12 septembre 1923. Commandeur de la Légion d'Honneur, le 10 juillet 1927. Député de la 3ème circonscription de la Seine (Ivry-sur-Seine) groupe des Républicains de gauche du 11 mai 1924 au 31 mai 1928 puis groupe des députés indépendants du 29 avril 1928 au 31 mai 1932. Nommé Lieutenant-Colonel, le 20 décembre 1925. Nommé Colonel, le 25 juin 1930. Député de l'Isère (Grenoble) groupe des Indépendants du 20 novembre 1932 au 31 mai 1936. Nommé Général de Brigade (réserve), le 21 janvier 1937. Rappelé par décret de mobilisation, le 28 août 1939. Commandant de l'école principale de pilotage d'Etampes du 2 septembre 1939 au 1er mai 1940. Adjoint au Général Commandant la 2ème région aérienne du 1er au 25 mai 1940. Commandant des organismes d'instruction des forces aériennes polonaises à Lyon du 25 mai au 1er juillet 1940. Commandant de la base aérienne 745 d'Aulnat du 1er juillet au 30 juillet 1940. Replacé dans la réserve (2ème section), le 30 juillet 1940. Décédé dans le 16ème arrondissement de Paris, le 28 mai 1950, il repose dans le Mémorial La Fayette de Marnes-la-Coquette.
Pour commémorer son Centenaire, la Municipalité de Biol le Haut a fait apposer, sur la façade de l’école, une stèle à sa mémoire. Une rue de la localité porte son nom.
 
    ESCOT, Pierre, André, est né le 16 janvier 1886 à St-Symphorien d'Ozon, commune passée dans le département du Rhône.
Fils de Laurent Escot, vétérinaire à Saint Symphorien d'Ozon et de Jeannette Francon. Pierre Escot est Polytechnicien. Son arme d'origine est l'Artillerie coloniale. Breveté pilote militaire n° 68 en date du 14 novembre 1911. Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 août 1914. Lieutenant Commandant l'escadrille C 9 du 18 février à 23 août 1915. Pierre Esco décéde des suites d'une tuberculose généralisée à l'hôpital Mirambeau de Paris, le 6 août 1916.  

    BILLE, Henri, est né le 27 novembre 1886 à Vienne.
Henri Bille, après avoir fait de solides études, se dirige vers l'aviation. Entré à l'Ecole de pilotage Farman, il est breveté le 29 août 1910 sous le n° 205. Deux ans plus tard, il est pilote chez Nieuport et participe à de très nombreux meetings. Puis, Henri Bille est détaché auprès de l'Aéronautique Militaire à Bron pour former les premiers pilotes militaires. A la déclaration de la Première Guerre Mondiale, il est affecté à l'escadrille HF 26. Il est  rappelé à la maison Farman pour la mise au point des prototypes, mais pour raison de santé il est dans l'obligation d'arrêter les vols. Par sa formation technique, il se dirige vers la construction aéronautique. Entre les deux guerres, en tant qu'ingénieur,  il dépose 45 brevets concernant entre autres la conception  du train d'atterrissage escamotable. A Vienne, il travaillait au bureau d'études de la Société Viennoise de Constructions Mécaniques, et demeurait 16 rue de Bourgogne  En 1951, Henri Bille est fait Chevalier de la Légion d'Honneur au titre du Ministère de l'Air. Il décède le 30 novembre 1965 à l'Hôpital de Mont Salomon à Vienne.
 
    GUILLOT, Pierre, est né le 14 avril 1887 à Chatonnay.

Sergent pilote à l'Ecole de pilotage de Pau, Pierre Guillot décède à la suite d'un accident aérien le 28 août 1918, à  l'hôpital mixte de Pau.

    VALLET, Aimé, Laurent, Antoine,  est né le 2 mai 1887 à Vienne.
Aimé Vallet est le fils d'Elie, fabricant de draps à Vienne.

 
Appelé au 13ème Régiment de chasseurs à cheval, en octobre 1908.   Passé à l'aviation comme élève pilote en 1912. Médaille Militaire le 14 juillet 1913. Brevet de pilote militaire n° 344 en date du 22 août 1913. Le maréchal des logis Vallet, sur monoplan REP, fut le premier pilote à se poser sur le terrain de la station d'atterrissage militaire de  Vienne-Reventin lors de son inauguration le 9 novembre 1913. Au cours de la Première Guerre mondiale, il sera affecté dans différentes unités : Ecole de Dijon - Plessis-Belleville (GDE). Pilote de l'escadrille MS 31. Le Maréchal des Logis Vallet appartient à l'escadrille MS 29 où il est cité à l'ordre de l'armée en avril 1916, puis à l'escadrille MS 31. Nommé lieutenant le 24 octobre 1916, il est affecté à la Société Française de Constructions Aéronautiques (SCAF) à partir du 1er décembre 1916. Croix de Guerre - Une citation en janvier 1915: "Excellent pilote, hardi et plein d'entrain et de sang-froid. S'est distingué à plusieurs reprises dans des opérations de bombardement. A pris part, comme pilote, au bombardement des hangars à dirigeables, exécuté le 26 décembre par un groupe d'aviateurs. A eu son appareil atteint au cours de cette expédition, mais a réussi, grâce à son sang-froid et à son habileté, à revenir au centre d'aviation. A également pris part à d'autres raids."
Le Lieutenant Vallet décède à Paris, en octobre 1918, des suites de maladie contractée au front.

    CHANARON, Charles, est né le 30 décembre 1887 à Charnécles. 
Fils de Philippe Chanaron et Noémie Romestain. Service militaire au 13ème régiment de Chasseurs à Cheval stationné à Vienne, le 1er octobre 1908. Mobilisé au 13ème Régiment de Chasseurs à Cheval, le 2 août 1914. Brevet de pilote militaire n° 2244 obtenu à l'école d'aviation militaire d'Etampes, le 3 janvier 1916. Brevet de l'Aéroclub de France n° 3077. RGA les 15 et 16 janvier 1916. GDE du 16 janvier au 14 mars 1916. Pilote de l'escadrille MF 44 du 14 mars 1916 au 25 février 1918. Le Farman F 40 n° 1481 lui est affecté, le 14 mars 1916. En stage du 24 février au 5 mars 1917. GDE du 3 au 16 avril 1917. Stage à Pont-St-Vincent du 18 au 19 avril 1917. RGA du Plessis-Belleville du 27 avril au 8 mai 1917. Nommé Adjudant, le 25 avril 1917. Pilote de l'escadrille BR 275 du 25 février 1918 au 2ème trimestre 1919. Mission à la RGA, les 25 et 26 juin 1918. Nommé Adjudant-chef, le 25 juin 1918. Promu Sous-lieutenant, le 27 février 1919, pour prendre rang, le 26 décembre 1918. Périodes de réserve au 35ème Régiment d'aviation de Lyon-Bron de 1921 à 1931. Total des heures de vol 548h 15 en 14-18, puis 64h05 (1921 à 1931) : 612h10.
 
    POGGI, Paul, dit «Paolo», est né le 10 novembre 1887 à Toulon.
Une figure !!!   Paul Poggi entre dans l'aviation maritime en décembre 1913, il est alors quartier-maitre fourrier. Breveté pilote civil n° 1746 le 19 novembre 1914 et militaire  n° 738 le 20 mars 1915,  pilote marine par équivalence n° 18 le 3 avril 1917 ; Elève-pilote de la Marine à l'Ecole Nieuport à Villacoublay ; Officier de première classe des équipages de la flotte à la base d'hydravions de Berre ;Sert aux Centres aéromaritimes de Venise, puis de Fréjus-Saint Raphaël comme instructeur à partir de 1917 ; Premier maître en 1918, il est le premier pilote de la Marine à accéder au grade d'Officier des équipages. De 1925 à 1927, il participe à la Campagne du Rif et y gagne la Croix de guerre des TOE. Il quitte la Marine en 1932, et est nommé Officier principal des équipages dans la réserve. Officier de la Légion d'Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918 et TOE. Paul Poggi décède le 24 août 1967 et repose dans le caveau familial de sa fille dans le cimetière de Montbonnot-Saint Martin.
 
    BOURKADAM, Constant, Paul, est né le 27 mai 1888 à Vienne.


Constant Bourkadam est breveté pilote civil le 6 octobre 1912 sous le
n° 1058. Il débute la Première Guerre mondiale comme sergent pilote et affecté dans diverses escadrilles. Le Lieutenant Bourkadam trouve la mort dans un accident aérien à Meknès (Maroc) le 18 janvier 1918.
 
    de MONTGOLFIER, Raymond, Alphonse, Marie, est né le 12 avril 1889 à Charavines.
 
Sa famille est installée depuis 1859 à Charavines où elle a installé une manufacture de papier. Raymond de Montgolfier sort ingénieur en 1908 de l’Ecole Centrale Lyonnaise. Il se passionne pour l’Aviation, et c’est ainsi qu’il construit un monoplan de 16 mètres d’envergure et de 15 mètres de longueur ; les ailes souples aux extrémités incurvées vers le haut reposant sur un fuselage en toile à l’intérieur duquel se trouvait un moteur Mors d’automobile. Deux sièges côte à côte pour le pilote et un passager. Le moteur commandait les deux hélices  tournant en sens inverse, l’une à l’avant, l’autre à l’arrière du fuselage. Les premiers essais  de roulage prouvèrent que le terrain de la propriété familiale n’était pas assez long, deux flotteurs furent ajoutés à l’appareil qui sera expérimenté sur le lac de Paladru au cours de l’été de 1910. Un second appareil fut construit  et essayé à Bron. Le R de M 3, un troisième appareil vola à Bron fin 1913, atteignant une vitesse de 110 kilomètres/heure. La guerre terminée, le 11 Novembre 1918, l’aviation avait fait d’énormes progrès qui dépassaient toutes constructions artisanales. Raymond de Montgolfier reprit sagement sa place à la papeterie familiale de Charavines, il s'éteint le 12 juin 1941 à Charavines, où il est inhumé.
Afin de procéder aux essais de son aéroplane, Raymond de Montgolfier, qui avait une très mauvaise vue, avait embauché un pilote du nom d' Almyr Janvier, brevet de pilote n° 1195 en date 10 janvier 1913.
 
    COTTAVE-CLAUDET, Paul, Augustin, est né le le 6 juin 1889 à Aoste.


Paul Cottave  effectue ses études à l'école technique Vaucanson à Grenoble. Le 15 octobre 1910, il s'engage au 11ème Régiment d'Artillerie; le 1er octobre 1913, il rengage pour deux ans et demande d'être affecté dans l'aviation ; muté à l'école d'aviation de Reims-Bétheny où il est breveté pilote civil sous le n° 1684 le 10 juillet 1914 sur avion Deperdussin ; envoyé au parc d'aviation Deperdussin le 30 juillet 1914 ; breveté pilote militaire sous le n° 631 en date du 23 octobre 1917 ; affecté à l'escadrille C 43 en avril 1915 ; nommé moniteur à l'école de pilotage de Chateauroux le 23 octobre 1916, il restera dans cette unité jusqu'au 1er janvier 1920 avant de rejoindre le magasin n°3 à Romorantin. Le 9 octobre 1923, Paul Cottave est nommé lieutenant et affecté au 37ème Régiment d'Aviation à Casablanca où il sera décoré de la Légion d'Honneur par le Maréchal Lyautey en 1924. Retour en France en avril 1926 où il obtient le brevet d'officier mécanicien n° 165. Promu Capitaine en 1929, il enseigne à l'Ecole militaire de l'Air de Versailles, puis à celle de Salon de Provence en 1935. Le 1er septembre 1936, il est nommé adjoint au commandant du parc technique de la base aérienne de Villacoublay, et en tant que commandant, il prend le commandement de cette unité le 2 septembre 1939. Le Commandant Paul Cottave prend sa retraite en septembre 1940 et décède à Grenoble le 13 juin 1946.
                                                     
    PEGOUD, Adolphe, Célestin, est né le 13 juin 1889 à Montferrat.

Adolphe Pégoud est le quatrième fils d’un modeste propriétaire.  Après son certificat d’études obtenu à 11 ans, il rêve «d’aller ailleurs». Son père le place chez un parent boucher à quelques kilomètres du village natal. A 14 ans, il part pour Paris où il exerce plusieurs petits métiers. Le 8 août 1907, il s’engage pour 5 ans au 5° Régiment de Chasseurs d’Afrique. Lors d’un séjour en Algérie, il contracte les fièvres et rentre en France à Toulon au 3° Régiment d’artillerie coloniale où il est nommé brigadier. Le Capitaine Carlin lui fait découvrir une nouvelle carrière : l’aviation. Libéré du service en février 1913,  Adolphe Pégoud, s’inscrit à l’Ecole de pilotage à Bron, il sera breveté pilote sur avion Farman le 7 mars 1913 avec le n° 1243. Son moniteur a été Louis Plantier, un dauphinois originaire d’Anjou, près de Vienne. Une semaine après son brevet, Adolphe Pégoud est embauché comme troisième mécanicien chez Blériot à Buc. Il est très marqué par le décès accidentel d’un camarade et songe à limiter l’hétacombe des pilotes par l’emploi du parachute. Le 19 août à Chateaufort, près de Versailles, sur un Blériot sacrifié d’avance, Adolphe Pégoud se sépare de son avion et descend en parachute, c’est un triomphe. Le pilote a toutefois remarqué que son appareil abandonné avait retrouvé, sans l’aide du pilote, une certaine stabilité après diverses «cabrioles». Il s’agissait de trouver les manœuvres adéquates. Blériot souhaite que son pilote exécute une montée en chandelle suivie d’une boucle et de voler ainsi quelques secondes la tête en bas. Adolphe Pégoud, le 21 septembre 1913, réussit à «boucler la boucle». Il devient célèbre et proclamé «roi de l’air». Adolphe Pégoud est mobilisé le 2 août 1914,  le 2 septembre, il effectue une mission de renseignement. Il est nommé sergent. Ensuite, il réalise des missions spéciales afin de déposer des agents de renseignements à l’arrière des lignes ennemies, puis à quelques missions de bombardement avec des fléchettes en acier. Adolphe Pégoud est nommé adjudant et décoré de la Médaille militaire, le 17 février 1915. Le 15 juillet, il est nommé Sous-Lieutenant et consacré As de guerre avec 5 victoires aériennes homologuées. Il est proposé pour la Légion d’Honneur à compter du 28 août.  Dans la matinée du 31, il effectue une mission au sein de l'escadrille MS 49. Lors d'un combat aérien, il est touché d’une balle en plein cœur et s’écrase avec son appareil, à Petit Croix près de Belfort. Adolphe Pégoud est inhumé au cimetière Montparnasse à Paris.

 

Le village de Montferrat a sa place Célestin.Adolphe Pégoud, depuis 1987. Au premier Monument aux morts de la localité, un deuxième le remplaça qui était surmonté d’un buste de l’aviateur. Dans le cadre du centenaire de la naissance d' Adolphe Pégoud, Montferrat a inauguré un musée retraçant la carrière de ce pilote et un monument a été élevé à sa mémoire.
 
    DESCHAMPS, Henri, Joseph, Gustave, est né le 23 juin 1889 à Grenoble.
Lieutenant élève-pilote à l'école d'aviation d'Ambérieu en Bugey, Henri Deschamps trouve la mort à Druillat (Ain), le 20 septembre 1916, au cours d'une épreuve de brevet. Une plaque commémorative à son nom à l'église Saint Louis à Grenoble et sur le Monument aux Morts de Talloires (Haute-Savoie).
 
    MELIN André, est né le 28 juin 1889 à Grenoble.



Ingénieur d'une Ecole des Travaux Publics, mais c'est cependant vers l'aviation qu'il s'oriente. A  l'âge de 19 ans, il expose un modèle de monoplan à incidence variable au Salon du Cinquantenaire en 1912. Il effectue son service militaire dans un régiment d'aérostiers à Reims, où il obtient le brevet  n° 125 comme ballonnier. Il apprend à piloter à ses frais et est breveté pilote n° 886, le 6 mai 1912, sur appareil Antoinette. En août1912, il est appelé par les Etablissements Berthaud  à Villeurbanne pour prendre les fonctions de directeur et de pilote. Ces Etablissements, véritables sponsors de l'aviation, permettent à André MELIN et aux frères Wroblewski, alias Salvez, d'étudier et de concevoir de nouveaux appareils. Au début de l'année 1914, il devient pilote chez Breguet et  conçoit un parachute qui est présenté lors de meetings. Il est alors considéré comme le premier parachutiste au monde...Lors de la Première Guerre mondiale, il est affecté à l'escadrille VB 105, en avril 1915. Pilote de convoyage pour Breguet-Michelin avant d'être affecté à l'Escadrille française à Venise, en août 1916,  il est grièvement blessé lors d'une mission de guerre. Breveté pilote de transport public n° 687 en 1922, il entre à l'Ecole d'Aviation de Morane-Saulnier, en 1923, comme pilote et instructeur technique avant de devenir directeur commercial de cette école. En 1927, il est directeur commercial de Gnôme et Rhône, puis en 1930, chef du personnel et chargé de l'organisation intérieure du service commercial France de Michelin à Clermont-Ferrand. On le retrouve en 1938, à Bordeaux, comme Président de la Société «L'Aile volante» créée par Charles Fauvel, où il réalise un record d'altitude. Suite à sa Campagne de France en 1939-1940, il rejoint l'Angleterre. Envoyé en mission spéciale en France, il devient en 1943, Chef de l'Armée Secrète dans les Alpes Maritimes. Il est nommé Lieutenant-Colonel, le 1er septembre 1945, et reçoit la cravate de Commandeur de la Légion d'Honneur le 16 janvier 1946. Il passe son brevet C de pilote de vol à voile le 28 octobre 1948. Lors de sa retraite, de 1947 à 1952, il est administrateur de différentes léproseries en France et en Nouvelle Calédonie. De retour à Lyon, il milite au sein du Comité de Protection de l'Enfance malheureuse. Un de ses exploits fut de se poser le 22 mars 1960 à bord d'un Super Cub, piloté par Henri Giraud, sur le Mont Aiguille dans le Massif du Vercors. Il quitte Lyon, en 1960, pour une maison de retraite en région parisienne. Commandeur de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre 1914/1918, Croix de Guerre 1939/1945, Médaille de la Résistance, Membre du Groupement Antoine de Saint Exupéry des Vieilles Tiges sous le n° 61 en date du 14 septembre 1948, André Mélin s'éteint à Crozon (29), à l'âge de 74 ans, le 7 janvier 1963 et repose dans le cimetière de Kerfautras à Brest (Finistère)
Son épouse, était une descendante de Félix du Temple, précurseur de l'aviation.
Son fils, dans les années 1960, était pilote à la base aéronavale de Lanvéoc-Poulmic en Bretagne.
Son père Louis Eugène Napoléon Mélin, breveté pilote n°699 du 9 décembre 1911, participa à la Première Guerre mondiale.
 
    PLANTIER, Louis, est né le 8 juillet 1890 à  Anjou.
Louis Plantier a vécu son enfance à la ferme des ses parents à Anjou. Adolescent ingénieux et habile, il est admis à l’Ecole Nationale d’Aviation de Bron, créée en Novembre 1910 par Kimmerling, où il passe son brevet de pilote sur avion Farman le 6 Septembre 1912 avec le numéro 1010. En 1913, au départ de Kimmerling, Louis Plantier assure la direction de l’école de pilotage et forme de futurs pilotes dont les noms devinrent prestigieux : Pegoud, Lashermes, Dordilly, Fusier, etc. Le 5 Février 1914, Louis Plantier, qui ne manquait pas d’audace, accomplissait l’exploit de poser son appareil sur les bas-ports du Rhône en plein centre de Lyon. A la déclaration de guerre, le 3 Août 1914, il s’engageait dans l’aviation comme simple soldat. Remarqué pour son courage raisonné, sa hardiesse extraordinaire et pour la précision efficace de ses missions au-dessus des lignes ennemies, il allait être successivement promu aux grades de caporal en Octobre 1914, sergent en Février et sous-lieutenant en Juillet 1915, lieutenant en 1916 et capitaine en Août 1918. Il a été chargé du perfectionnement des jeunes pilotes sortis des écoles et de l’organisation des divisions au combat aérien. Le 10 Août 1920, lors d’un vol de reconnaissance sur Farman, son appareil s’écrasait au sol près du terrain de Villacoublay. A l'origine, Louis Plantier reposait dans le cimetière de Bron, mais son corps a été exhumé dans les années 90. La commune de Bron a donné le nom de Louis Plantier à une rue de la localité.



 
    LAVERLOCHERE, Camille, est né le 2 octobre 1890 à Diémoz.
Camille Laverlochère, au cours de la Première Guerre mondiale, est passé dans l'aviation en septembre 1916. Breveté pilote le 24 janvier 1917, affecté à l'escadrille MF 33, il aurait combattu sur le front russe au cours de la Première Guerre mondiale.
 
    NAQUIN, Joannès, est né le 12 janvier 1891 à Vienne.
Au cours de la Première Guerre mondiale, Joannès Naquin  est aviateur à l'escadrille 383 du 2ème Groupe d'Aviation. Il est tué par bombes lors d'un bombardement aérien à Florina (Grèce), le 8 octobre 1916.
 
    JOURDAIN, Francisque, est né le 28 janvier 1891 à Grenoble.
Mobilisé au 111ème Régiment d'Infanterie, le Lieutenant Jourdain se retrouve affecté au 2ème Groupe d'Aviation. Il est tué devant l'ennemi à la ferme de La Perte (Aube), le 26 juin 1918.
 
    LACAM, Louis, Marie, Joseph, Antoine, est né le 26 janvier 1891 à Grenoble.
Son unité d'origine est le 41ème Régiment d'artillerie. Sous-lieutenant observateur de l'escadrille    C 53 du 3ème trimestre 1915 au 4 mars 1916, date de sa mort - Titularisé par la note n° 5537/P du 12 octobre 1915 du QG de la Vème armée. Grièvement blessé au combat, le 2 mars 1916.
Il décède des suites de ses blessures à l'ambulance 3/1 de Dugny sur Meuse (Meuse), le 4 mars 1916. Le Sergent Georges Tréca, pilote qui faisait équipage avec lui, a été blessé. Citation :"Parti, sous l'escorte d'un appareil de son escadrille pour exécuter une reconnaissance photographique dans une région où l'aviation ennemie manifestait une grande activité, s'est trouvé isolé après une première attaque. N'en a pas moins poursuivi l'accomplissement de sa mission en s'enfonçant plus avant dans les lignes et a achevé sa reconnaissance. Attaqué deux fois par un appareil plus puissant que le sien, a été grièvement blessé au cours de la lutte inégale qu'il a soutenue."
 
    GUIGUET, Joseph, est né le10 mars 1891 à Veyrins.



Joseph Guiguet, passionné de mécanique à 15 ans, il entreprend la fabrication d'un moteur à 4 cylindres. Incorporé en octobre 1912 dans le Génie, il est rapidement affecté à la 23ème section d'aviation. En 1915, il est breveté pilote à l'école de pilotage de Pau. Au cours de la Première Guerre mondiale, il était tout d'abord affecté dans des escadrilles chargées de la défense aérienne de Paris, C 94, MF 1 et N 95, puis à l'Escadrille des Cigognes au début de  1916. Plusieurs fois blessé en combat aérien et même abattu en mai 1917, le sous-lieutenant Guiguet termine la guerre comme AS de guerre avec 5 victoires aériennes homologuées et plus de 500 heures de vol au-dessus de l'ennemi. Officier de la Légion d'Honneur, Médaille Militaire, Croix de Guerre 1914-1918 avec palmes. Au lendemain de la guerre, il fonde l'Union des Mutilés et Anciens Combattants (UMAC).
En 1928, il crée avec son frère Marcel, la Société M.G.C (Marcel Guiguet Constructeur) afin de réaliser la construction d'une moto considérée comme une réalisation d'avant-garde avec pour emblème «la cigogne». Mais, hélas, la production s'arrêta en 1938. Avec Clément Guillaud, Joseph Guiguet participe à la création de l'aéroclub de Cessieu à La Tour du Pin en juillet 1929.
Joseph Guiguet avait orienté son activité professionnelle vers l'architecture qu'il poursuivra jusqu' après la Seconde Guerre mondiale, à l'âge de 80 ans. Joseph Guiguet s'est éteint à l'âge de 98 ans, le 28 octobre 1979, à Corbelin. 
 
    BLANC, Marius, Florentin, est né le 5 décembre 1891 au Gûa.
Marius Blanc s'engage au 6ème Régiment d'artillerie de campagne le 31 octobre 1910. Au cours de la Première Guerre mondiale, il passe dans l'aviation où il est breveté mitrailleur, le 3 mars 1917. Il est breveté pilote militaire à l'Ecole de pilotage d'Istres, le 10 novembre 1917, sous le n° 9824. Médaillé Militaire, Croix de Guerre avec 6 citations, l'Adjudant-chef Blanc est mort au combat  à Tanail en Syrie, le 26 août 1920. Il est inhumé au cimetière de Prélenfrey dans la commune du Gûa.
 
    OLLIETTI, Jean, Paulin, est né le 3 janvier 1892 à Entre Deux Guiers.
Jean Ollietti est mobilisé en 1914 au 133ème Régiment d'Infanterie. Il passe dans l'aviation où il est breveté sergent-pilote à l'Ecole de pilotage de Chartres. Affecté à Avord comme pilote de Caudron G 4. Il décède à Avord, le 8 août 1918, dans un accident d'avion.
 
    REY, Célestin, est né le 1er février 1892 à Charavines.



Après ses études, baccalauréat es-sciences en 1909 et philosophie en 1910, il s’engage  pour trois ans, le 5 Mars 1911, au 2ème Régiment d’Artillerie. Le 9 Juin 1915, il suit les cours de l’Ecole d’Artillerie de Fontainebleau. En Août 1915, promu sous-lieutenant, il se trouve affecté au 84ème Régiment d’artillerie lourde. Le 12 février 1916, sur sa demande, il est admis dans le personnel navigant de l’aéronautique militaire. Après un stage à l’Ecole de tir aérien à Cazaux, il sera affecté comme observateur à l’escadrille MF 60, puis à la C 17 et 228, dans le Nord et l’Est de la France. Breveté pilote militaire, le 28 Mars 1917 avec le n° 6751, il a livré de nombreux combats contre les avions ennemis. Le 16 Février 1919, le Lieutenant REY  est muté au Service des Entrepôts Généraux de l’Aviation, puis le 21 Mars 1919 à l’escadrille Br 55. Affecté en Janvier 1920 au 7ème Régiment d’observation au Maroc, et puis au 37ème, en tant que pilote et commandant d’escadrille, il participe aux combats dans le Tafilalet, à la Moulouya  et à Bou Draa. Il arrive à Bron, le 27 Juillet 1923, en tant que Capitaine, il occupera divers commandements au sein du 35ème Régiment d’Aviation (chef  d’escadrille, chef du service photo, adjoint au commandant de groupe, adjoint au commandant de brigade).
«Du 3 au 7 avril 1928, l’Amiot 122 du voyage de Pelletier d’Oisy autour de la Méditerranée fut utilisé avec succès dans le cadre d’une nouvelle expérimentation militaro-commerciale. Modifié notamment avec des pare-brise plus enveloppants et une installation radio-électrique Radio LL, il fut lancé sur un long voyage «France-Sénégal» et retour de plus de 10.000 kilomètres au-dessus du désert, destiné à essayer la navigation par goniométrie. Son équipage était composé des pilotes,  Capitaine Rey et Lieutenant Girardot, du radio-navigateur Capitaine Cornillion et du Quartier-Maître Viguiroux.  Ils parcoururent à 150 kilomètres/heure de moyenne en 69 heures 15 minutes de vol, le circuit de 10.330 kilomètres qui les mena successivement  depuis Le Bourget jusqu’à Colomb Béchar (1950 kilomètres en limite d’autonomie), Tombouctou, Bamako, Dakar, Port Etienne et Casablanca, avant le retour au Bourget.»
Le Commandant Rey sera détaché de la Base aérienne 105 de Bron, du 8 Juillet 1934 au 21 Octobre 1934, au Centre de la Banne d’Ordanche (Puy de Dôme), en qualité de Commandant de la Section militaire de vol sans moteur, et du 15 juillet au 4 Décembre 1935, pour diriger la Section militaire de vol sans moteur à Avignon-Pujaut (Gard). Il obtient son brevet de pilote d’avion sans moteur le  2 Novembre 1934 avec le n°89. Le 8 janvier 1936, il quitte la base aérienne de Bron, et sera affecté à la 25ème Escadre aérienne à Bizerte où il prend le commandement du 1er Groupe de cette Escadre, et rejoint en Septembre 1938, le Bataillon de l’Air 205. Le 3 septembre 1939, il prend le commandement de la 25ème Escadre aérienne à Sidi Ahmed. Le 20 Août 1940, atteint par la limite d’âge, il est démobilisé. Il est admis à la retraite le 20 Septembre 1945 et sera promu au grade de Lieutenant  Colonel, le 1er Juillet 1948. Sa longue carrière militaire de 29 années, marquée par dix campagnes, fut récompensée par ses nominations et distinctions : Chevalier de la Légion d’Honneur en 1919, Officier en 1929 et Commandeur en 1940. En outre, il est décoré de la Croix de Guerre 1914-1918, Croix de Guerre des TOE, Médaille Colonial avec agrafe Maroc, Médaille interalliée, du Ouissam Alaouite, et plusieurs citations à l’Ordre de l’Armée, dont une en date du 15 Mai 1922 :
«Pilote d’élite qui depuis son arrivée au Maroc en 1919, a montré la même bravoure, le même entrain qu’il avait déployé sans compter sur le front français, a accompli des bombardements audacieux, mitraillant les dissidents à faible altitude. Est rentré à différentes reprises avec son avion atteint par les balles ennemies. Vient particulièrement de se signaler par des missions photographiques très éloignées en dissidence, accomplies dans des conditions climatiques très difficiles».
Célestin Rey décède à l’hôpital de Voiron d’une longue maladie, le 18 avril 1962 Il est inhumé au cimetière de Charavines dans le caveau familial.
 
    BLACHE, Jules, Lucien, est né le 28 janvier 1893 à Grenoble.
Après de solides études supérieures, et alors que débute la Première Guerre mondiale, Jules Blache s'engage le 27 août 1914 au 32ème Régiment de Dragons. Ultérieurement, il se trouve affecté au 97ème Régiment d'Infanterie, au 2ème Régiment d'Artillerie, puis au 105ème Régiment d'Artillerie lourde ;  Nommé Aspirant, il passe dans l'aviation en qualité d'observateur le 4 octobre 1917 et rejoint l'école d'observateur de Cazaux. Jules Blache termine la guerre au Maroc où il découvre la photographie aérienne. Au lendemain de la guerre, en tant qu'agrégé de géographie, il présente une thèse sur la géographie alpine et sera nommé dans un poste dans l'Est de la France. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, ses engagements le conduisent au poste de préfet de la Meurthe et Moselle à la Libération. De 1946 à sa retraite en 1963, il exercera les fonctions de recteur de l'Académie d'Aix en Provence. Jules Blache décède à l'age de 78 ans, le 9 avril 1960 à Nice.
 
    FAIDIDE, Auguste, Louis, est né le 18 février 1893 à Bourgoin.
Après avoir servi dans un régiment d'infanterie, Auguste Faidide est affecté dans l’aviation en 1916. Sous-lieutenant, il est breveté pilote militaire n°5851, le 7 avril 1917 à Ambérieu en Bugey. Appartenant à une escadrille d’observation sur Sopwith, il est descendu en combat aérien. Blessé et fait prisonnier, il tente à de multiples reprises de s’évader, mais il ne sera délivré  qu’à l’armistice. Il fonde, en 1920, l’Union Lyonnaise des Combattants de l’Air, dont il sera longtemps le Président. Auguste Faidide, industriel soyeux lyonnais, adhère à la même époque à l’Aéroclub du Rhône, et à bord de son appareil personnel, Caudron Phalène, participe à de nombreux meetings. Parallèlement, il poursuit son entraînement militaire et à la déclaration de guerre en 1939, il prend le Commandement du GAO  II/514 à Bron. Membre du Groupement Antoine de Saint Exupéry des Vieilles Tiges  n°78 en date du 11 septembre 1949. Auguste Faidide décède le 2 mai 1967, il est inhumé  au cimetière de Pont de Beauvoisin (Savoie).
 
    BLANCHARD, Gaston, Pierre, Ulysse, est né le 9 juin 1893 à Grenoble.
Gaston Blanchard est matelot de 2ème classe mécanicien au Centre d'aviation maritime de Fréjus au cours de la Première Guerre mondiale. Gaston Blanchard décède à l'hôpital de Fréjus, le 7 mars 1915, des suites d'une pneumonie infectieuse.

    RABATEL, Henri, Augustin, est né le 14 août 1894 à Montagieu.

 Fils de Joseph Jean Rabatel et de Fidéline Euphroisine Chevallier. Engagé volontaire pour 3 ans au 3ème régiment de Cuirassiers, le 7 avril 1913. Nommé Brigadier, le 2 mars 1914. Détaché au 2ème groupe d'aviation de Reims, le 2 juin 1914. Observateur de l'escadrille BL 4 du 2 août 1914 au 1er février 1915. Nommé Maréchal des Logis, le 15 octobre 1914. RGA (Réserve Générale d'Aviation) du 1er février au 13 mars 1915. Affecté comme élève pilote à l'école d'aviation militaire d'Avord du 13 mars au XX octobre 1915. Brevet de pilote militaire n° 985 obtenu à l'école d'aviation militaire de Buc, le 26 mai 1915. Instructeur au GDE (groupement des Divisions d'entraînement) du XX octobre au 14 novembre 1915. RGA du 14 novembre au 29 décembre 1915. Pilote de l'escadrille VC 111 du 30 décembre 1915 au 22 avril 1917. Médaille Militaire et une citation à l'ordre de l'armée, le 2 mars 1916. Croix de Guerre 1914-1918 et citation à l'ordre de l'armée, le 2 mars 1916.   Nommé sous-lieutenant à titre temporaire, le 2 août 1916. Pilote de l'escadrille N 3 du 22 avril au 16 août 1917. Pilote le SPAD VII n° 1639 codé "10" nom de baptême "Dick". Blessé par balle en combat aérien et fait prisonnier, aux commandes du SPAD VII n° 1639, dans les environs de Roullers (Belgique) le 16 août 1917. Nerf sciatique coupé en partie à la hauteur de la hanche.  Rapatrié d'Allemagne comme grand blessé à Lyon-Bron, le 8 juillet 1918. Nommé Lieutenant à titre temporaire, le 2 août 1918 - 4 victoires homologuées - Croix de Guerre belge - 2000 heures de vol. Affecté comme instructeur à l'école d'aviation militaire de Pau a compter du 25 septembre 1918. Chevalier de la Légion d'Honneur, le 12 décembre 1918.Détaché à l'école d'aviation militaire d'Avord pour convoyage d'avions du 18 février 1919 au 15 avril 1919. Nommé Lieutenant à titre définitif, le 9 mars 1919. Détaché à l'organe de coordination Générale de l'Aéronautique du 31 juillet 1919 au 1er juin 1920. Classé hors cadres aéronautique au sous-secrétariat de l'Aéronautique et des transports aériens du 1er juin au 1er septembre 1920. Désigné pour un stage d'essai à la section d'expériences de navigation aérienne de l'annexe de Villacoublay du 22 septembre au 6 décembre 1920 - Affecté au service technique de l'aéronautique à compter du 6 décembre 1920. Démissionnaire de l'armée d'active, le 12 mars 1926. Nommé Capitaine de Réserve, le 25 juin 1931. Officier de la Légion d'Honneur, le 28 décembre 1934. Attaché à la direction de la société Hispano-Suiza. Décédé au 8 avenue Foch à Paris 16ème arrondissement, le 18 juillet 1973.
Une citation à l'ordre de l'armée en date du 2 mars 1916 comportant l'attribution de la Croix de Guerre avec palme :"Rabatel Henri, matricule 2.113, Maréchal des Logis pilote au 3ème groupe de bombardement, escadrille VC 111 : "Très bon pilote d'avion-canon d'une excellente tenue. le 6 février 1916, au cours d'une mission de surveillance sur les lignes s'est porté seul à l'attaque d'un Drachen ennemi, malgré un violent vent pouvant contrarier son retour et dans une région très fréquentée des avions ennemis. n'a pas craint de descendre de plusieurs centaines de mètres pour faciliter son attaque et a incendié le drachen après avoir tiré 10 projectiles. A été l'objet d'une violente canonnade qui a entamé fortement un longeron et une commande, a pu néanmoins, grâce à son sang-froid et à son adresse, ramener jusqu'à nos lignes, son avion qui portait 14 atteintes, son pointeur ayant eu ses vêtements traversés par un éclat."
Une citation à l'ordre de l'armée en date du 30 juin 1917 :"Jeune et bon pilote de combat. Le 25 mai 1917 a abattu son deuxième avion ennemi qui s'est écrasé dans ses lignes.". Une citation à l'ordre de l'armée et attribution du grade de Chevalier de la Légion d'Honneur en date du 12 septembre 1918 : M. Rabatel, Henri, Augustin, sous-lieutenant au 2ème groupe d'aviation, pilote aviateur a été nommé dans l'ordre de la Légion d'Honneur au grade de Chevalier :"Pilote hors de pair qui, dans l'aviation de bombardement, puis dans l'aviation de chasse, a toujours fait preuve des plus belles qualités militaires et morales. Le 19 août 1917, n'a pas hésité à engager contre 5 avions ennemis un combat inégal, au cours duquel il tomba grièvement blessé dans les lignes allemandes.
Médaille Militaire pour faits de guerre - Une citation - Légion d'Honneur pour prendre rang du 12 décembre 1918."

    CAROL, Henri, est né le 28 mai 1895 à Grenoble.

Henri Carol habitait 13 rue de la Fédération à Grenoble, mais il passe sa jeunesse à Saint Didier de la Tour. Sa grand'mère est une Pégoud et l'aviateur Pégoud son cousin. Au cours de la Première Guerre mondiale, il est breveté pilote et affecté aux escadrilles Voisin 102 et 114. Gravement blessé lors d'un combat aérien, il est réformé et décoré de la Médaille Militaire. Souhaitant poursuivre le pilotage, il demande à être affecté à la Mission française en Russie. Sur des appareils de fortune, il assure une centaine de missions en Sibérie et connaît des aventures, qu'il partage avec Joseph Kessel, lors de la Révolution d'Octobre.
De retour en France, Henri Carol, pilote et ingénieur, assure chez Salmson,  les fonctions de chef de service des aérodromes. En 1924, Henri Carol fut l'équipier de Bossoutrot dans le Premier Grand Prix des avions de transport et celui de J.C. Bernard dans le Grand Prix  de l'Aéroclub de France. Le 12 août 1925, le capitaine Ludovic Arrachart et Henri Carol, ingénieur chez Lorraine-Dietrich, bouclent un tour d'Europe de 7420 kilomètres de trois jours, en trois étapes : Paris-Constantinople, Constantinople-Moscou, Moscou-Paris, avec des escales à Belgrade, Constantinople, Bucarest, Moscou, Varsovie et Copenhague. Partis le 10 août 1925 à 4 h 45 de l'aérodrome de Villacoublay, sous la pluie et les orages, ils ont achevé leur tour des capitales européennes en 39 heures de vol, évoluant dans les airs à une vitesse moyenne de 190 kilomètres à l'heure. Pour ce raid, ils étaient aux commandes d'un Potez 25 GR, à savoir un biplan biplace de 14 mètres d'envergure pour 46 mètres carrés de surface portante, équipé d'un moteur Lorraine-Dietrich de 12 cylindres en W, pouvant développer une puissance de 450 cv, voir 480 en pointe. C'est aux alentours de 21 heures qu'ils ont atterri au Bourget, accueillis par une foule nombreuse venue saluer  leur très belle performance, dont le sous-secrétaire d'Etat à l'Aéronautique M. Laurent-Eynac, le constructeur Henri Potez ou encore le pilote Louis Blériot.
En 1926, Henri Carol devait s'illustrer avec Pelletier d'Oisy en réussissant en six jours et dix huit heures de vol le raid Paris-Pékin qui eut un retentissement mondial : 10.000 kilomètres avaient été couverts à une moyenne de près de 1500 kilomètres par jour à une vitesse de 160 à l'heure. C'est sur un Breguet 19 à moteur Lorraine que ce grand raid fut réussi au cours des étapes suivantes : 11 juin Paris-Varsovie 1525 km ; 12 juin Varsovie-Moscou 1150 km ; 13 juin Moscou-Kourgan 1930 km ; 14 juin Kourgan-Krasnoiarsk 1750 km ; 15 juin Krasnoiarsk-Irkoutsk 1000 km ; 16 juin Irkoutsk-Tchita 750 km ; 17 juin Tchita-Moukden 1150 km ; 17 juin Moukden-Pékin 750 km.
1927 Paris-Tokyo avec Pivolo ; 1932 Croisière Noire avec le Général Vuillemin ; 1934 Tour d'Afrique avec Pelletier d'Oisy.
Il est à l'époque le pilote ayant le plus d'heures de vol au monde et sera décoré de la Légion d'Honneur. Henri Carol est considéré comme le meilleur metteur au point et d'essais des avions français et étrangers équipés de moteurs Lorraine. En 1937, il fonde la station d'essais des moteurs du Mont Lachat au-dessus de Saint Gervais (Haute Savoie).
A la veille de la Seconde Guerre Mondiale, il est appelé par Bloch pour participer aux activités de sa société. En décembre 1940, Marcel Bloch délègue les fonctions de Directeur Général de sa société à Henri Carol, directeur de l'usine aéronautique de Saint Cloud. Les collaborateurs de Marcel Bloch, en son absence, prennent des mesures conservatoires pour sauvegarder les intérêts de la Société Anonyme des Avions Marcel Bloch. Le siège social est transféré de Saint Cloud à Thiers.
Après une longue et brillante carrière de navigant, Henri Carol, «le champion de la mise au point» (ainsi défini par Raylond Saladin dans son article paru dans Aviation Magazine  n° 16 du 15 décembre 1950) entre chez Marcel Dassault et dirige à l'usine de Boulogne sur Seine la délicate fabrication et la mise au point des prototypes, dont celui du célèbre avion à réaction «Ouragan».
Le 5 décembre 1950, Henri Carol, membre des Vieilles Tiges, recevait de Léon Bathiat la cravate de commandeur de la Légion d'Honneur. Henri Carol décède à Nice le 7 octobre 1975.
Avec l'aimable collaboration de Madame Claude SCARPELLI du Centre Généalogique Dauphinois, que nous remercions.
 
    LASHERMES, Georges, est né le 3 juin 1895 à Tournon (Ardèche).
Georges Lashermes est très probablement breveté pilote à l'Ecole Nationale d'Aviation de Bron le 4 juillet 1913 sous le n°1416 sur Farman. A l'âge de 17 ans, il aurait été à cette époque le plus jeune pilote du monde. Chef-pilote à l'Ecole Forézienne de Pilotage à Saint Etienne Bouthéon. Les 28 et 29 juin 1914, il participe au meeting de La Clayette (Saône et Loire). Au cours de la Première Guerre mondiale, pilote sur avion Caudron à l'escadrille N 531, il participe aux combats sur le front serbe. En 1914, il demeurait rue des Clercs à Vienne. En 1962, il exerçait la profession de teinturier au n° 6 du quai Souchon à Givors. Membre du Groupement Antoine de Saint Exupéry sous le  n° 97 en date du 15 juin 1950. Georges Lashermes décède le 3 avril 1970 à l'hôpital de Montgelas à Givors.
 
    ARLOT, Jean-Baptiste, est né le 9 avril 1895 à Besse en Oisans.
Jean-Baptiste Arlot s’engage dans la Marine le 29 Avril 1913. Breveté à l’école des torpilleurs de Toulon, il sert successivement sur différents bâtiments avant d’être promu quartier-maître, le 1er janvier 1915. Affecté au Centre d’aviation maritime de Fréjus-Saint Raphaël, il est breveté pilote d’hydravion le 27 octobre 1917 (brevet n° 353). Promu second maître, le 1er octobre 1925, il est affecté au Centre Aviation maritime de Berre, puis il rejoint la base de Karouba en tant que moniteur de pilotage ; Promu maître le 1er août 1929. Lors des épreuves de tir d'un concours, le 5 juillet 1930, l'hydravion  CAMS 37 A, codé 4 S 1.9, piloté par le Maître mécanicien pilote Arlot se rapproche trop de la manche à air remorquée et la heurte. L'appareil déséquilibré se met en vrille et tombe en mer au large des Salins de Giraud (Bouches du Rhône). Le chef de bord  s'évacue en parachute et les deux autres hommes de l'équipage, indemnes après la chute, se réfugient sur l'empennage de l'appareil qui flotte encore, avant d'être recueillis par des proches pêcheurs. Le malheureux pilote, coincé dans l'avant de l'épave, ne peut être secouru et disparaît avec elle.

 
 
    GOUNON, Marcel, Georges, est né le 1er novembre 1895 à Saint André les Alpes (Alpes de Haute-Provence).
Marcel Gounon, élève au Lycée Ampère de Lyon, poursuit ses études à l'Ecole Centrale. Engagé volontaire le 5 décembre 1914, il est affecté au 31ème Régiment d'Artillerie, puis à l'Ecole militaire d'Artillerie où il est nommé aspirant le 2 août 1915. Il effectue un stage d'observateur avant d'être nommé sous-lieutenant  à l'escadrille MF 60, puis à la  C 51 en avril 1916. Le Sous-Lieutenant Gounon est tué en combat aérien le 21 juillet 1916 près de Roye (Somme). Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre. Son nom figure sur le Monument aux Morts de Rives, ainsi qu'au Mémorial des Anciens Elèves du Lycée Ampère de Lyon.
 
    ROUSSILLON,  Henri, est né en 1896 à Chasse sur Rhône.
Henri Roussillon est engagé volontaire pour 5 ans dans la Marine à Lorient le 3 octobre 1910. Il rejoint l'école des mécaniciens à Toulon où il est breveté matelot mécanicien de 1ère classe le 1er octobre 1912 ; Affecté sur le croiseur Michelet le 1er avril 1913, puis au Centre Aéromaritime de Fréjus-Saint Raphaël le 20 avril 1914 ; Promu premier quartier maître le 1er octobre 1914, il rejoint le 6ème Dépôt des équipages de Paris pour suivre les cours de pilotage ; Breveté pilote sous le       n° 2204 en date du 3 septembre 1915, il est affecté à l'escadrille de Brindisi, puis à celle de Port Saïd ; Promu second maître le 17 août 1916, il est affecté successivement aux Centres Aéromaritimes d'Argostoli, d'Hourtin et de Fréjus-Saint Raphaël, le 2 décembre 1917. Le Second Maître mécanicien pilote Roussillon et le Quartier-Maître mécanicien observateur François Trenquier sont victimes d'un accident, le 30 janvier 1919 lors des essais d'un hydravion Georges Lévy 300 hp n°601. Transportés à l'infirmerie du Centre de Fréjus-Saint Raphaël, ils y décèdent peu après leur admission. Le Second Maître Roussillon avait 900 heures de vol.
 
    QUINQUINET, André, est né le 30 janvier 1896 à Voiron.
Sergent-major au 2ème Groupe d'Aviation, escadrille 40, André Quinquinet décède à son domicile de Diémoz, le 25 octobre 1918, de maladie contractée au service.
 
    THERMOZ, Joseph, est né le 31 mars 1896 à Cessieu.
Sergent-pilote à l'escadrille 127, Joseph Thermoz trouve la mort le 19 janvier 1919 à Gemersheim (Allemagne), à la suite d'un accident aérien en service commandé.
 
    CARLIN, Charles, Joseph, est né le 30 avril 1896 à Saint Cassien.



Fils de Joseph, Louis, cultivateur et de Marie Germaine Rey, demeurant au lieu dit 'Maloza' sur la commune de Saint Cassien. Charles Carlin est cultivateur lorsqu'il est appelé le 8 avril 1915 au 26ème Régiment de Dragon, puis affecté au 5ème Dragons. Il passe dans l'aviation le 1er juillet 1917 en tant  qu'élève-pilote et sera breveté pilote le 24 septembre 1917 après avoir passé par Dijon, Etampes et Avord. C'est à l'escadrille SOP 39 que le caporal Charles Carlin participe comme pilote aux missions de guerre. Il est porté disparu le 5 octobre 1918 entre Arfeuil et Saint Etienne en Champagne (Marne). Ces deux noms de commune n'existent pas, mais il y a Saint Etienne du Temple.
 
    LOUVAT, Ernest, Pierre, Joseph, est né le 12 juin 1896 à Saint Jean de Bournay.
Fils de Cyrille Ernest Louvat  et de Marie Louise Tournier, demeurant 36 cours Romestang à Vienne. Etudiant. Ernest Louvat à sa sortie de l'Ecole de Saint Cyr, en avril 1915, est affecté comme sous-lieutenant au 75, puis 222 et 369ème Régiment d'Infanterie. Après deux années passées dans les tranchées, il est versé sur sa demande, à l'école d'aviation militaire d'Avord le 14 mars 1917. Breveté pilote militaire n° 8411 obtenu à l'école d'Avord sur Caudron G III le 5 septembre 1917. Puis affecté successivement à l'école de combat  de Pau et à l'école de tir de Cazaux. Ernest Louvat arrive au Groupement des Divisions d'Entraînement le 19 novembre 1917 pour essais sur Spad et Nieuport. Il est nommé le 10 décembre 1917 à l'escadrille SPA 153 où il abat deux avions allemands ainsi qu'un drachen, mais il sera descendu deux fois, ce qui lui vaut trois citations à l'ordre de l'armée ou du corps d'armée. Pilote à l'escadrille SPA 48 à partir du 29 mars 1919. Le 11 novembre 1918, il totalise 311 heures de vol dont 269 au-dessus des lignes. Ernest Louvat décède tragiquement en vol au-dessus de la région lyonnaise au début des années 20, en compagnie du photographe l'Adjudant Pasteur.
 
    GAUDET, Albert, est né en 1897 à Pont de Beauvoisin.
A 17 ans, en 1914, il s'engage pour la durée de la guerre au 28ème bataillon de chasseurs, puis au 14ème, où il est blessé au bras gauche le 1er janvier 1915. Un mois plus tard, il est affecté au 42ème et nommé caporal le 8 mars, sergent le 17 mai. Blessé de nouveau le 1 septembre, il est cité à l'ordre du bataillon le 2 décembre 1915 pour son courage et son sang froid, sa haute valeur militaire, et c'est une nouvelle citation après la terrible journée du 25 septembre. En mai 1916, toujours dans les chasseurs alpins, c'est le 22ème bataillon et une nouvelle blessure le 5 novembre dans la Somme. La Croix de Guerre avec étoile et la Médaille militaire. Passé au 16ème d'Infanterie en 1917, il est  de nouveau blessé et déclaré inapte à l'infanterie, mais apte à l'artillerie. Le 7mai 1918, il est alors dirigé sur le 1er groupe d'aviation de Dijon, puis Istres où il obtient on brevet militaire de sergent pilote, un mois avant l'Armistice.
Albert Gaudet retrouve la vie civile, sculpteur de talent, peintre de valeur, il possédait des dons exceptionnels d'artistes. Arrive la Seconde Guerre mondiale, il adhère dès 1942 au réseau 'Combat'. Ses qualités de chef et d'entraîneur d'hommes le font désigner pour l'organisation de la Résistance dans le 'Petit Bugey', et devient le 'Commandant Pascal'. Chevalier dans l'Ordre national de la Légion d'Honneur, Albert Gaudet s'éteint, à l'âge de 58 ans, en mai 1955.
 
    GARAUD,  Hector,  Eugène, Joseph, est né le 27 août 1897 à Saint Antoine.


Avant guerre ajusteur-mécanicien. Engagé au 2ème groupe d’aviation de Lyon-Bron, le 14 juillet 1915 comme mécanicien. Brevet de pilote militaire n° 4804 du 21 octobre 1916 à l’école d’aviation de Buc. Brevet de pilote civil n° 5003 en date du 10 décembre 1916. Affecté dans différentes unités: 2ème groupe d’aviation de Bron, Escadrille V 397 (future 469) du CRP comme canonnier. Ecole de Dijon (théorie + formation militaire). Ecole de Buc (pilotage élémentaire + brevet) – Ecole d’Avord (formation complémentaire). Ecole de Pau (formation chasse).  Affecté à l'escadrille N 313 jusqu’au 3 mars1917, puis escadrille N 38 à partir du 15 avril1917 – 13 victoires homologuées – Citation à l’ordre du régiment en 12 juillet 1916. Mobilisé en 1939, Hector Garaud décède dans un accident d’avion, le 2 Avril 1940 dans la région de Montpellier. Il repose au cimetière du Père Lachaise.
 
    ARGOUD, Fernand, Lucien, est né le 10 avril 1898 à Le Mottier.
Ajusteur dans le civil, Fernand Argoud est mobilisé le 16 avril 1917 au 2ème Groupe d'aviation à Bron, en tant que mécanicien. Il réalise en 1934, un monoplan équipé d’un moteur de motocyclette Harley-Davidson. D’une envergure de 8 mètres, l’appareil  pesait 160 kg en ordre de vol. Fernand Argoud souhaitait créer une école de pilotage au sein de l’Aéro-club de la Bièvre sur le terrain des Burettes à Marcilloles. Fernand Argoud décède le 27 août 1976 à Villeurbanne (Rhône).
 
    CORSIN, Charles, est né le 8 décembre 1898 à Marlieu, commune de Bouvesse.


Charles Corsin, dès son jeune âge, n’avait qu’une passion : l’aviation. A l’âge de 17 ans, il s’engageait au 99ème Régiment d’Infanterie, le 11 septembre 1914. Blessé par deux fois, il demandait à servir dans l’aviation. Le sergent Charles Corsin était breveté pilote militaire le 15 Septembre 1917 et participait à plusieurs combats aériens. Devenu pilote de ligne en 1921, il débute à l’Aéropostale sur les tronçons de vol dans le sud de l’Espagne. L’Aéro-club de France lui décernait, en 1923, la médaille  de vermeil, au pilote qui totalisait le plus grand nombre de kilomètres; il va garder durant dix sept ans ce titre glorieux. Avec la même régularité, Charles Corsin continue à Air Union les liaisons Paris-Londres ou Paris-Marseille. En 1930, il dépasse  1.000.000 kilomètres, il est le seul en France. En 1938, Charles Corsin était affecté comme chef-pilote au réseau d’Indochine sur les modernes Dewoitine D-338. Le 9 juillet 1939, Charles Corsin fêtait  son deux millionième kilomètres et venait de terminer sa 12 364ème heure de vol.
Charles Corsin, Commandant de bord, était fait le 17 février 1954, Commandeur de la Légion d’Honneur. Il totalisait 3000 voyages sur la ligne Paris-Londres, 18 000 heures de vol dont 643 en temps de guerre. Inspecteur de 1er classe à Air France, il s’était retiré à Mougins après avoir parcouru 3 164 928 kilomètres dans le monde. Charles Corsin s'éteint à l’âge de 72 ans, à Ardingly en Angleterre, d’où son épouse était originaire.

Commission Mémoire Aéronautique       
Groupement Antoine de Saint Exupéry      
Les Vieilles Tiges
 
Des «Poilus» qui sont devenus «Aviateurs» au cours de la Première Guerre mondiale - Isère. (C)  Paul Mathevet   01/2014

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